ARTISTE    PLASTICIENNE


   autoportrait  2008

MINI   BIOGRAPHIE


Claudia Mercadier est née d’un père français et d’une mère allemande à Maisons-Laffitte près de Paris. A l’âge de 12 ans, elle a commencé à faire des collages en découpant des images dans des magazines et plus tard elle s’est mise à la photographie  pour ses besoins. Avec ses diapositives, elle utilise également le photocopieur pour explorer le copy-art.

Ses oeuvres d’art, reflète un travail autobiographique. Au travers des différentes phases de sa vie, elle ne cesse de s’enrichir, nourrie de relations amoureuses initiatiques et fantastiques, elle a aussi appris à transformer des moments tragiques et difficiles en trésors.

 

Autodidacte, elle s’est imposée comme artiste professionnel et a obtenu de nombreuses commandes de graphismes et d'illustrations de la part de marques renommées à Paris. En parallèle, elle a réalisé de nombreux tableaux qui ont été exposés en France et à l’étranger. Son développement l’a amené à l’utilisation de différents médium : photographie, installation, livre, bijoux et vidéo.

Mais définitivement, sa spécialité reste le collage ou les techniques mixtes sur toile depuis de nombreuses années. Aussi elle marque sa personnalité avec sa gamme de couleurs et l’utilisation de ses propres photos ou de ses copy-art. En recyclant ses chutes de photos, parfois elle compose avec des images évidées, ce qui nous plonge dans des paysages semi-abstraits.

 

Après des changements boulversants  dans sa vie privée, elle a déménagé en Autriche où elle vit depuis 13 ans.

 

Quelques mots clés qui l’accompagnent dans son parcours : archétype, initiation, modèle, rythme, amour, méthamorphose, spiritualité, infini. 

 

 

BIOGRAPHIE


 

Claudia Mercadier nait à Maisons-Laffitte dans les Yvelines près de Paris, dans une famille inspirée par le dessin. Son père, après des études en dessin industriel, avait conçu dans un design des années 50-60,  une partie du mobilier de la maison. Sa mère qui cousait depuis l'âge de 7 ans, dessinait ses propres patrons pour habiller toute la famille et les amis. D'origine allemande, elle planifiait tous les ans, avec Claudia et son frère, des vacances à la campagne, au bord de lac de Constance pour rendre visite à la famille.

 

 

Cette double culture franco-allemande apporte à Claudia un enrichissement incontestable, en même temps qu'elle suscite un déchirement permanent, à l'image de la discorde parentale. Le repas est le seul lien qui unit la famille. L'art de la table prendra ainsi toute son importance dans son éducation.

 

 

Dès l'âge de six ans, elle s'évade dans son monde en dessinant, modelant et construisant ses propres jouets. A 11 ans elle entre dans un club de natation de compétition, y poursuit jusqu'à l'âge de 16 ans un entrainement qui lui apportera discipline et persévérance.

 

 

Elle est également enrichie culturellement par sa ville natale toute imprégnée d'histoire et fière de son « Château de Maisons », bâti au 17eme siècle par François Mansart, précurseur de l'architecture classique française. Elle grandit dans son parc créé deux siècles plus tard  par Jacques Lafitte qui l'a fait aménager de bassins, de pelouses, d'allées cavalières bordées d'arbres, avec symétrie et équilibre.

 

 

Avec la séparation de ses parents en 1981, le contexte familial n'encourage pas Claudia à poursuivre ses études. A 18 ans, elle doit quitter la maison et s'assumer seule. Elle s'installe à Paris, apprend le métier de vendeuse et d'étalagiste chez Hémisphères, boutique huppée et branchée de vêtements de luxe où le tout Paris vient s'habiller, tant les stars de cinéma,  que celles du show-business et du monde de la pub.

 

 

En dehors de son emploi, lorsqu'elle ne va pas danser au rythme de la musique « Funk », s'éveille chez elle le désir de créer de ses mains. Elle abandonne le dessin et se tourne en autodidacte vers le collage qui devient son médium principal. Elle y trouve matière dans des livres et des magazines, toujours à la recherche d’images,  elle développe une forte intuition visuelle. Ses récoltes sont classées  et sélectionnées pour ensuite être coupées, redécoupées et enfin collées sur du carton pour interpréter des paysages surréalistes et oniriques.

Réf. : Salvador Dali, Le Douanier Rousseau, Jean-Paul Goude, Guy Bourdin.

 

 

Elle décide d'en vivre et, pour prendre du recul,  elle rompt avec le mode de vie confortable qu'elle a acquis. Pour trouver et donner un sens à sa vie, elle quitte Paris, son emploi, son studio. Elle a besoin de nature et de lumière, de s'éloigner de la ville. Elle se retrouve en Martinique, comme téléportée dans un des paysages de ses collages oniriques.

 

 

Elle s'y installe, travaille durant presque un an mais ne trouve pas le temps de s'adonner au découpage des images qui remplissent un de ses bagages. Elle profite du lieu pour se pencher sur ses interrogations, et effectuer une retraite. Puis, recentrée sur ses priorités, elle rentre à Paris.

 

 

Avant de quitter la France, elle avait fait la connaissance de Richard Bennett qui avait évolué dans le monde de la photographie et de la musique durant plus de 20 ans. Musicien de jazz reconnu pour ses tournées avec "Les Dixie Cats" en province et à l'Olympia, passant de directeur artistique à producteur indépendant, il avait quitté Paris pour vivre à Los Angeles durant 7 ans. A son retour en 1985, il s'oriente dans l'écriture  d'émissions TV sur les nombres, pour France 3.

Lorsque Claudia revient des tropiques un an plus tard, ils se retrouvent et partagent leur goût pour la "soul music". Elle lui fait découvrir la musique africaine et Prince, et lui le Jazz et Miles Davis. Tous deux, dans une même quête métaphysique,  se nourrissent d'échanges philosophiques et s'enrichissent  l'un l'autre durant 19 ans. Ils se soutiennent mutuellement dans leurs créations : elle l'encourage dans ses écrits sur la géométrie sacrée et la vie de Pythagore  tandis que lui l'encourage à faire de la photographie et du copy-art.

Réf. : Krisna Murti, Robert Linssen Teilhard de Chardin, Matila Ghyka, Edouard Schuré.

 

 

1987 marque un nouveau départ.  Cette fois ensemble, ils quittent Paris pour le Sud. Nice et Saint Tropez deviendront leurs ports d'attaches.

 

 

C'est à Nice qu'elle montre pour la première fois ses collages. La Galerie-Papeterie « Couleur papier » lui donne la chance d'exposer son travail.

Puis elle renoue avec ses racines germaniques en se rendant à la Foire de Francfort avec un travail de graphisme et d'édition pour le marché de la papeterie.

Dan Way, M44, Lazer Color.

Mais lassée de devoir répondre à des cahiers de charges  trop restrictifs de l'édition de grande distribution, Claudia décide de lancer ses propres lignes de " Cartes Art".

Elle prend le pari de mettre à la portée du public de petits formats, des collages originaux ou séries limitées, comme autant de petits trésors, sous couvert de "carte postale".

Amoureuse de papiers, elle en constitue une collection de toutes sortes, du fait main au recyclé, du mat au brillant, pour les composer  avec  des images ou avec ses propres photos de végétation ou d'architecture.

Ses petits formats, ainsi remarqués et demandés, sont diffusés dans une quarantaine de Galeries-Papeteries de luxe en France.

En 1993, elle remonte à Paris et trouve de nouveaux lieux d'exposition et de diffusions, notamment à la boutique du Musée de la Poste. Elle réalise de nouveaux projets de graphismes en collaboration plus étroite avec l'éditeur Magma Carta pour répondre à des commandes personnalisées.

 Snecma, Hispano Suizza, White & Case, Simmons &Simmons.

 

 

Son champ des possibles devient de plus en plus vaste pour répondre aux commandes  d'agences d'évènementiels, de cabinet d'avocat international ainsi que de restaurants haut de gamme et diverses sociétés .

Market Place, l'agence Nicom et Associés, le restaurant le Chêne vert.

 

 

En 1996, elle obtient le sponsoring de Canon pour explorer la reproduction unique dans le « copy-art ». Avec sa recherche sur la "transmutation alchimique des couleurs de ses propres diapositives au travers du photocopieur Canon CLC 500, elle exposera plusieurs projets.

Elle aborde déjà la thématique du « changement de paradigme » en imprimant ses diapos en négatif de tel sorte que ses photos nous projettent de l'autre côté du miroir et nous font découvrir Paris dans une vision fantomatique.

Réf. : Andy Warhol, Man Ray.

 

 

En 1997, elle passe à la conception graphique pour présenter les carrés de soie dans le prestigieux catalogue « Le Monde d'Hermès » de l'année de l'Afrique.

En 1998, ses copy-art illustrent le reportage des parfums dans le catalogue «Le Monde d'Hermès » de l'année de l'Arbre.

En parallèle, tout au long de ces années, Claudia enchaîne les expositions avec son travail de plasticienne. Ses petits formats sont devenus grands, désormais collés sur toile avec l'usage d'une technique mixte très personnelle et reconnaissable (acrylique, pigments, image-digital, copy-art, mortier). Avec ses collages, elle brise les codes de la nature morte conventionnelle pour explorer d'une façon contemporaine la thématique de "la table mise".

Réf. : Willem Kalf, Jean-Batiste Siméon Chardin, Pieter Claesz

De rencontres en projets, s'ouvrent de nouvelles portes pour de nouveaux lieux d'exposition  dans des lieux vivants et de passage: show room, salon d'exposition, restaurant, salon de thé.

(show room Canon, la Galerie du salon du chocolat….)

 

 

Dans un développement permanent, son champ d'action s'agrandit en des espaces en trois dimensions pour répondre à la conceptions de stands  au Salon Maison & Objets, ou de vitrine, incluant le concept de la signalétique, de vitrophanie, de PLV au Lafayette Gourmet (Galerie Lafayette).

 

 

En 2005, c'est en tant qu'auteur  qu'elle résume et transmet son savoir faire par la publication de son livres « Cartes »  Technique et Créations, commandé par l'éditeur Dessain et Tolra (Larousse).

 

 

La mort, en 2005, de son complice et compagnon Richard  lui fait rechercher d'autres lieux, des espaces d'inspiration différents. Elle découvre la montagne et l'approche des espaces par le corps autant que par le regard.

 

 

Elle est dès lors guidée dans l'escalade par Dominik, son compagnon des années 2009, qui va périr dans une avalanche en 2012, la laissant avec ses découvertes d'espaces nouveaux à exprimer.

Pour cela elle suit un cours sur le bijou contemporain dirigé par Lin Cheung à la « Summer Academie » de Salzburg.

 

 

Mise à l'épreuve à deux reprises par la perte de sa seconde moitié, elle entreprend un travail personnel sur la mort et va exprimer le besoin de rituels en tant que tentatives de démystifications de l'au-delà,  du lien qui persiste et au travers duquel elle reçoit ce qu'elle appelle ses héritages!

 

 

Ainsi naissent dans les années 2014 pour l'exposition « Espace Vertical » des collages sur toiles, des bijoux et des vidéos.

Au moyen de ces trois médiums, la vie est représentée en tant que chemin initiatique, jalonné d'étapes et d'épreuves pour grandir et s'élever. 

La montée de la voie d'escalade devient métaphorique, les conseils reçus de celui qui est aujourd'hui absent se transforment en une expérience directe et plastique, et deviennent rituels. Les bijoux, au delà d'être parures, deviennent outils d'élévation autant que de communication avec le disparu. L'espace vertical se double d'un espace spirituel plastiquement et symboliquement codifié,  et le travail du vide répond aux espaces saturés des premiers collages. Il communique à présent l'expérience du deuil et du dialogue avec les espaces inconnus de l'au-delà.  

Réf. : Anselm Kiefer, Christian Boltanski, Paul Klee, Antoni Tàpiès

 

 

Cette même année, elle réalise une seconde exposition qui se situe aussi du côté de la mythologie autobiographique, en écho à ce que Dominik  était et à la relation qu’ils avaient ensemble. Sa personnalité renvoyait à celle du héros de conte ou de légende, fort de sa jeunesse, aimant être au premier plan.

Aussi la scène d'installation proposée par Claudia est-elle celle d'un conte dont il est le héros initiateur qui lui ouvre la porte vers un monde imaginaire : c'est ce passage qui lui permet une « métamorphose ».

« Métamorphose » qui est construite cette fois en six phases, dans un rapport au corps plus direct, pour une expression des sentiments et des émotions.

Elle utilise du câble électrique recyclé pour témoigner l'amour, la séparation, le passage, et aussi le vide, la communication et la trace. Elle traite ses photos en photomontages par infographie pour réaliser des paysages surréalistes, puis une installation photographique ainsi que l'installation de bobines de câbles électriques illustrent, en complément des bijoux, le  sommaire du conte.

Réf. : William Blake, Jean Cocteau, Karl Jung, Gaston Bachelard. 

 

 

 


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